Notre porte d'entrée ! Notre Maison, une longue histoire... Colloque national 2011 actus du colloque Le foyer de vie le camp de base de l'être La maison de retraite Des résidents hors les murs Art brut Ressources Humaines Notre Maison Actus Fonds de dotation LiensLe large horizon des intervenants L'humanisme est pluridisciplinaire... Partant de cette universalité, Chemin Faisant a invité des hommes et des femmes qui auront champs libres durant 1h30 pour s'adresser (discussions, questions-réponses, dialogues...) au public s'intéressant au handicap et à l'exclusion. Pas de tables rondes ! -Jean-Louis Fournier, 73 ans, auteur de "Où on va,papa?", livre racontant sa relation avec ses deux fils handicapés. Réalisateur de télévision, humoriste, il fut le complice et collaborateur de Pierre Desproges - "La minute de Monsieur Cyclopède". -Tahar Ben Jelloun, 67 ans, écrivain, essayiste, spécialiste de l'exclusion. Son livre "Le racisme expliqué à ma fille" fut vendu à 400 000 exemplaires. Il obtient le prix Goncourt en 1987 avec "La nuit sacrée". -Charles Gardou, anthropologue, professeur en sciences de l'éducation à l'université Lumière (Lyon) où il compte créer une chaire dédiée au handicap. -Paulette Guinchard-Pagnier, ancienne secrétaire d'état aux Personnes Âgées (1997-2002), ancienne vice-présidente de l'Assemblée nationale. -Philippe de la Chapelle, 55 ans, ancien directeur de l'Arche, directeur de l'Office chrétien des personnes handicapées. Présences à confirmer -Edgar Morin, 90 ans, sociologue et philosophe, universitaire de niveau international, auteur de dizaines d'ouvrages dont "La méthode". "Je parle de la collaboration du monde extérieur et de notre esprit pour construire la réalité." -Jean-Claude Guillebaud, 67 ans, journaliste (prix Albert Londres 1972), essayiste, écrivain, conférencier. Actuellement chroniqueur à La Vie et membre du conseil de surveillance de Bayard-Presse. La liste définitive n'est pas close, sachant que le nombre d'intervenants ne dépassera pas dix
La rubrique Colloque s'étoffera au fil des semaines précédant cet événement, s'inscrivant dans l'économie de la connaissance...
Qui, pour qui... Les conférenciers , à partir de leur savoir disciplinaire et interdisciplinaire (anthropologue, psychanalyste, généticien, théologien, journaliste, écrivain, artiste, politicien…) apporteront leurs points de vue sur l’évolution des représentations de la déficience et des formes de fragilité et leurs effets sur les pratiques. De même, ils s’attacheront à montrer en quoi les personnes ainsi fragilisées amènent à une ré interrogation des modes de pensée et de pratiques. Les deux journées sont ouvertes (incriptions obligatoires) à tout public. Elles se déroulent à la salle des fêtes d'Aromas (capacité 200 personnes). Chemin Faisant Notre Maison 39240 Aromas tél 04 74 50 72 21 fax 04 74 50 70 66 mél nmaromas@wanadoo.fr N°Agrément Formation de Chemin Faisant : 43390075439
Colloque national les 24 et 25 novembre 2011 "Quand l'impossible est nécessaire..." En quoi les personnes atteintes d’une déficience intellectuelle et celles menacées d’exclusion à cause de leur fragilité garantissent-elles l’équilibre de la Société ?
Des éléments de réponse nichent vraisemblablement dans l’histoire incarnée et territorialisée de notre Maison à Aromas dans le Jura. Cette institution, accueillant actuellement 100 personnes affectées d’une déficience intellectuelle, dans un foyer de vie, et 40 autres dans l’unique EHPAD spécialisé de Franche-Comté, a été créée en 1863 par la Congrégation des Petites Sœurs de Jésus Franciscaines, appelée en toute hâte par le curé du village, troublé par la désertification accélérée du monde rural. L'institution a vécu au rythme du territoire. Ce fût de 1863 à 1972 la période de l’exploitation d’une ferme, pour des petites filles dites « idiotes », alors ignorées de tout et de tous. Puis, de 1972 à 2000, l’agriculture laissa la place à l’industrie au moment où les habitants du village trouvaient du travail dans la « plastic vallée » et où l’institution bénéficiait de la tutelle financière du département du Jura. Après 2000, Notre Maison prend un nouveau visage avec la sécularisation, les effets d’une mixité installée en 1997, la participation majoritaire des familles, jusque là tenues à l’écart, l’entrée dans l’économie de la connaissance (ateliers manuels, sportifs, artistiques et culturels) et la création d’un Centre de Formation, d’Etudes et de Recherches, appelé « Chemin Faisant ». "Habiter et vivre son temps", une idée en action(s) Cette ouverture sur le territoire modifie en profondeur le regard des habitants sur les personnes en situation de handicap et celles-ci sont intégrées à la communauté. L’association se dote d’un projet associatif autour d’une idée directrice « Habiter et vivre son temps ». Pour paraphraser une expression de Xavier Bichat, né en 1771 près d’Aromas, « les fonctions de la vie permettent de résister à la mort ». Mais les questionnements abondent autour de la norme, de la situation de handicap, des phénomènes d’exclusion, des formes de maltraitance, de l’évolution du « discours », etc… Le simple fait que, au fil du temps, se posent de manière permanente ces questionnements ainsi que le résultat des évolutions observées, sans rien dire, les personnes atteintes de déficience intellectuelle ne participent elles pas à l’économie de la connaissance et de ce fait, n’anticipent elles pas sur la menace du retour de l’exclusion et des mécanismes de cette exclusion. Les personnes handicapées ont leur rôle dans la société De 1863 à 2010, en un siècle et demi, on a recouru à des vocables variables : imbécile, crétin, idiot, anormal, débile moyen, profond… Simple question de mots ? Ou modification du regard sur la diversité de ceux qui composent notre société ? La notion de déficience intellectuelle s’impose désormais, de même que l’idée de citoyenneté pour tous. Tout en vivant pleinement son histoire et son époque, Notre Maison et ceux qui l’habitent expérimentent au quotidien que les limites ne sont pas absolues ni définitives. C’est-à-dire qu’il conviendra de réinterroger le rôle que jouent ou doivent jouer les personnes handicapées dans l’évolution de notre société. Ce qui paraît nécessaire à beaucoup doit être nécessaire à tous.